Petite période de creux depuis la fin de la Patagonie. Mais les choses semblent se mettre doucement en place. j'emmenage en colocation dans le centre de Buenos Aires la semaine prochaine, ce qui me donnera l'occasion de découvrir davantage la ville puisque j'étais assez loin pour le moment. Et bien sûr je vais reprendre le tango!
Les cours sont assez interessants mais je ne vous embêterai pas avec les détails. L''ambiance est très décontractée; c'est très vivant,les élèves participent beaucoup, parfois tout en buvant du maté!!! Les horaires sont assez étrange,18h 23h, et j'avoue que j'ai eu un peu de mal à prendre le rythme mais ça devrait vite allez mieux.
Des bises a tous!
jeudi 26 mars 2009
Manif et Maté
Désolée pas de photos pour le moment mais des nouvelles quand même.
Mardi était férié en Argentine,mais pas de tout repos pour autant. Il s'agit du jours de commémoration des 30 000 personnes disparues durant la dictature militaire de 1976-83. De façon tout à fait pacifiste, maté dans une main et thermos dansl'autre pour certains, des gens de tout âge manifestent chaque année, pour rappeler que justice n'a jamais été rendue à ces disparus.
Mardi était férié en Argentine,mais pas de tout repos pour autant. Il s'agit du jours de commémoration des 30 000 personnes disparues durant la dictature militaire de 1976-83. De façon tout à fait pacifiste, maté dans une main et thermos dansl'autre pour certains, des gens de tout âge manifestent chaque année, pour rappeler que justice n'a jamais été rendue à ces disparus.
vendredi 20 mars 2009
L'aventure continue seule
Vous n'aurez plus le plaisir de lire les lignes de notre correspondant bouclé à Buenos Aires puisque je viens de le mettre dans l'avion. J'avais pensé à mille stratagèmes pour le retenir (lui voler son passeport, indiquer une mauvaise direction au taxi, écrire un faux mail de Ludo disant qu'il avait trouvé un autre contrebassiste) et finalement je me suis résignée à le laisser partir pour le plaisir de ses amis et de sa famille et pour le bien de la musique française! Il était impossible de me glisser dans sa valise (trop de glaces et d'asado). Prenez bien soin de lui à son arrivée...
Le blog continue; il y a du boulot pour le tango!
Le blog continue; il y a du boulot pour le tango!
jeudi 19 mars 2009
mardi 17 mars 2009
Premier cours de Tango
Hier, nous avons rejoinds Camille pour prendre notre premier cours de Tango! Catastrophique! Du coup Erwan nous a juste prises en photo car il aurait été cruel de nous filmer! A noter qu'il n'était pas très à l'aise non plus sur la piste de danse. Mais je persévererai, je le promets!
Nous nous sommes consolés avec une bière et des empanadas et avons profité du concert de tango qu'il y avait après. 3 violons, 1 violoncelle, 1 contrebasse, 1 piano, 4 bandonéons! Tangos de la nouvelle vague, c'était superbe!
samedi 14 mars 2009
Au revoir la Patagonie!
Une petite absence sur le blog durant cette semaine qui fut bien chargée. Dimanche dernier nous sommes allés...
... à la messe!!! Dans une charmante petite chapelle en brique protestante. Nous y avons comme par hasard retrouvé Tégai (la vieille dame du musée) et sa soeur Luned (Lynette en Gallois). Mais à la fin de la messe, elles sont venus nous voir pour nous proposer de revenir le soir même pour assister à une messe en Gallois! Après celle-ci nous nous sommes joins aux vieilles dames pour le « tea time » où Erwan a eu la chance d'être le jeune homme au milieu de toutes ces femmes aux cheveux blancs; un bouclé parmis les bouclées. Un grand succès!
Mardi matin nous avons fait une interview de Tatiana. Installés au fond du « Kiosco » que tient sa mère, Tatiana nous a fait l'honneur d'un récit oral sur l'identité galloise à Gaiman très complet. A l'aise devant la caméra tout en sirotant le maté; il était facile pour nous de l'interroger et d'approfondir nos interrogations du moment. L'après-midi nous sommes allés à l'école galloise. C'était mignon de voir ces tous petits bouts (4 ans) chanter en gallois! La maîtresse était assez épatante aussi. Elle leur parlait en Gallois, ils lui répondaient en Castillan.
Mercredi journée dérushage pour faire un point et voir ce qu'il restait à faire. Nous sommes ensuite allés voir le tunnel où passait le train de Gaiman. Puis Maté avec Tatiana et Fabio (le fils de Luned, la soeur de Tégai) . Les Argentins sont vraiment accros au maté, c'est incroyable! On voit beaucoup de gens dans la rue ou même au volant avec leur « tasse à paille» de maté et un thermos d'eau à côté d'eux. Le maté a un côté très convivial. Il est de coutume de tendre le maté à un ami de passage. Le soir nous avons invité Tatiana et Ed (le photographe anglais) à manger un asado à notre camping. Au menu: 1,5 kg de boeuf, 6 chorizos, 3 boudins noirs, une ratatouille et une quinzaine de patate. Nous avions préparé notre boudin aux pommes pour Ed qui avait l'air très ntéressé lorsque nous lui en avions parlé. Pas de chance ce soir là car nous avons été surpris par la pluie pendant notre Asado. Finalement ce n'était qu'une averse qui est passée assez rapidement; et la viande était cuite.
Jeudi matin, nous avons retrouvé Tégai au musée et l'avons filmée en train de nous faire une visite guidée du lieu. L'après-midi nous avons rejoind Ed et Tatiana qui nous ont emmenés en voiture faire un tour express des environs de Gaiman. Nous avons parcouru la vallée du Chubut jusqu'à une ville nommée 28 Juillet (arrivée des premiers colons gallois). Et au bout de la rue du dernier village de la ville se trouve un bar. Un bar avec deux pompes à essence devant l'entrée et gardé par un vieux chien noir qui tente tant bien que mal à faire le méchant. L'intérieur du bar est éclairé par la lumière du jour qui peine à envoyer quelques rayons par la porte d'entrée. C'est un bar « antique » tenu par un descendant gallois au cheveux gras et aux yeux qui se chamaillent. A l'entrée du bar se trouve le plus ancien baby-foot connu dans le monde et un peu en retrait sont installés deux monsieurs au sourire très accueillant qui boivent leur Quilmes (biere du pays). Puis Ed nous a fait visiter les chapelles du coin. Les petites chapelles perdues au milieu de nulle part à quelques kilometres de fermes galloises. Voir ces vielles chapelles c'est comme être confronté l'espace d'un instant au début du siècle passé; la petite chapelle de « la petite maison dans la prairie ». Et tous les ans, le 28 Juillet, tous les descendans gallois se retrouvent dans ces chapelles pour chanter des chants Gallois et partager le British thé noir. Les gens marchent d'une chapelle à l'autre pendant toute la journée. Nous passons ensuite la soirée chez Ed et Tatiana à manger des empanadas.
Et le retour à Buenos Aires. Ces 1500 km de paysages plats et déserts fascinants... Et bientôt la ville, le métro, le bus.... mais aussi les excellentes glaces de Chungo qui nous ont tant manquées.
vendredi 6 mars 2009
La Ferme de Sr.D
Hier, Ed (le photographe anglais) nous a conduit à la vieille ferme d'un de ses amis. Ed voulait utiliser le terrain de la ferme pour faire un essaie photo pour la couverture de son livre (lui à bord de sa "moto-tente" avec laquelle il a traversé le pays).
Avant de prendre la route a bord d'un bonne vieille Ford, nous avons coupé toutes les feuilles et toutes les grappes de raisins des vignes de sont jardin pour les distribuer aux animaux de la ferme de son ami; oui de la confiture pour les cochons.
La ferme de Sr.D se situe au milieu de nulle part,à plusieurs km de chemins desertiques de la petite ville de Gaiman. Le terrain est immense, la vue sur les collines desertiques est superbe, et la ferme est une antiquité en elle-même. Ce sont ses grands-parents à lui-même qui l'ont construite; cette belle demeure en brique rouge. Arrivé sur les lieux, et à peine un pas posé au sol, des dizaines de cochons se ruent sur la voiture; elle sent la plantation verte fraiche au milieu de ce climat si aride. Ed cherche son ami au milieu du bruit incessant du "goinfrement" des porcs. Certains, coincés dans leur clos, bougent et se cognent partout;devenus fou en voyant leurs compagons prendre un malin plaisir à se nourrir de notre bon vin. Au loin, au rythme d'un pas hésitant, 6 chevaux s'approchent de nous. Ils sont littéralement affamés, la peau sur les eaux, les côtes et la croupe émergeantes.
Ed et le vieux fermier nous ont rejoint. Sr.D nous invite dans son humble demeure; une piece fraiche, àl'abri de la lumière sans électricité.Nous partageons un maté (sorte de thé argentin). Ce grand et fin vieil homme au sourire radieux vit dans une ferme où le temps s'est arrêté. Des vieux meubles plein de poussières, une vieille cheminée, des vieux portraits de ses grands parents accrochés sur un mur qui s'effritte. Seuls les araignées et les chats errants semblent montrer un signe de vie.
Nous avons passé la journée dans cette ferme hors du commun.
Nous partons à présent rejoindre la vieille dame du musée Tigaï pour filmer son émission de radio en langue galloise à Trelew...
lundi 2 mars 2009
Un dimanche à la plage!
Grosse journée loose samedi. Nous avions décidé d'aller à Dolavone, village gallois à une vingtaine de kilomètres de Gaiman pour y visiter un vieux moulin à farine toujours en état de marche et pour voir s'il y aurait des choses intéressantes pour mon documentaire. Après avoir loupéun premier bus et attendu le suivant pendant plus d'une heure, nous sommes arrivés à Dolavone où la visite du moulin était assez décevante, type pas très bavard et la ville ne nous a pas enchantée.Un peu affamés, puisque nous pensions manger là bas mais que les repas au moulin étaient très chers et que tout le reste était fermé, nous sommes revenus mangés à notree boulangerie/salon de thé préférée. Après avoir fait quelques courses, nous nous sommes lancés dans un asado mais le vent s'est levé et l'eau que nous avions mise à chauffer sur des braises ne faisait toujours que frémir au bout d'une heure. Du sable plein les yeux,nous avons persisté et même sauvé notre viande de la gueule d'un chien... mais au bout de 2h,voyant quenotre repas n'avançait pas et que le vent nous rendait la vie difficile, nous avons abandonné notre barbecue. Nous sommes donc parts "en ville" où, dans l'espoir d terminer simplement cette journée, nous avons choisi unepizzeria, pensant éviter le pire. Un très vieux monsieur fort sympathique, ayant des troubles de la mémoire très important nous a servi... les pires pizzas imaginables. Mais il étai tellement touchant que nous nous sommes forcés jusqu'à la dernière bouchée et nous sommes consolés par la suite avec "un helado" dulce de leche sur le chemin du retour!
Rawson et la Playa!
Ainsi, pour bien tourner la page de ce samedi, nous avons quitté le camping de Gaiman à 9h pour profiter de la plage de Rawson dès la fin d'apres-midi. Malheureusement le bus de 9h30 plein à craqué, nous attendons sur le bord de la route en mangeant des petits pains de la boulangerie au Dulce de leche leprochain bus de 10h30. Correspondance à Trelew, puis à Rawson pour le bus "Playa Union". Mais nous avons mal géré le moment où nous étions sensé descendre du bus... nous nous sommes finalement arretés au Port de Rawson au lieu de sa plage. Il était déjà 12h30, le ciel couvert d'épais nuages gris, et tous nos sacs sur le dos à marcher sur 3kms
Mais tout est bien qui finit bien; nous avons trouvé un camping proche de l'océan. Notre petite tente sur ce vaste terrain. Au fond un jeune couple argentin s'est installé. Tout de suite ils viennent nous passer le bonjour. Nous discutons brièvement, Luciana est philosophe et Martin psychologue social.
Le soir nous faisons ensemble un asado. Nos amis argentins ont tout prévu: charbon, morceaux de bois, 2kg de viande, 2bouteilles de vin rouge et 1 bouteille de blanc. C'est Martin qui s'occupe de tout pour la cuisson, et malgré la pluie qui tombe sans cesse, il trouve des solutions pour continuer à faire vivre le feu. Nous installons la table dans la cabine d'accueil du camping,lieu que la patronne nous a gentiment proposé. Toute cette viande rouge à nouveau devant nos yeux, c'est délicieux! Martin et Luciana sont de Buenos Aires mais ont décidé de s'installer à Rawson pour quitter la "Grande Capitale" et ses "Bourgeois" et vivre plus simplement ici. Ce sont 2 vrais communistes! Martin nous a refait toute la vie du Che en crachant sur l'impérialisme américain. Il nous a parlé de la situation politique de l'Argentine depuis les années 70, nous a conseillé des livres d'historiens, journalistes et humanistes argentins. Toute la musique qu'ils écoutent est accompagnée de paroles révolutionnaires. Nous avons discuté ainsi 6 heures durant.C'était très intéressant de sentir et comprendre un peu une génération qui semble très marquée par les massacres étudiants qui ont eu lieu lors dela dictature militaire des années 70, alors que leurs parents étaient à l'université. Martin est très fier de nous montrer le pendentif qu'il porte, symbole de l'université "de gauche" de la place de mayo de Buenos Aires où défilent tous les jeudis les mères des étudiants disparus.
Ce matin au réveil les nuages étaient partis et le soleil bien revenu. Nous en avons profité pour faire un petit bain de mer matinal. Nous nous sommes seulement trempé car l'océan est bien trop agité et dangereux. Mais ça fait du bien! Nos pouvons retourner à Gaiman: le passage "Loose" est bel et bien passé.
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